Rétro- Covid 19 au Sénégal (Par Magatte Ndiaye MEFSD/BJ)

Il était une fois, le TER, Timis et le PSE.. Une époque que seuls les anciens se souviennent. Nous étions jeunes naïfs et sans soucis, on nous chantait une berceuse ter, timis et pse, pour nous endormir. On nous faisait croire à un monde simple, une émergence imminente, du pétrole du gaz à foison, un joli Brt et un beau train électrique…

Hélas, Soudain le grand boom! Un méchant virus Covid19 nous réveilla et tout changea. Un nouveau monde où les soignants étaient les rois, un nouveau language médical: Le Raoult, le Wuhan, le Seydi ou l’Aloise.. Des mots techniques: tests, cas positifs, communautaires, cas zéro ou importés. Oxy..chloroquine, Dakar nord sud District.. clusters, confinement, les masques ph1,2, des morts covid19, couvre-feu.. Fermeture des écoles, télétravail.. Des camions de riz, d’huile ou gels, Etat d’urgence, loi d’habilitation?.. Les pays riches qui meurent et les pays pauvres qui résistent… Desormais rien ne fut plus comme avant… La peur et la panique se sont installées partout. Le corona dicte sa loi et les polémiques demeurent vives à propos de la gestion de la pandémie . Le port du masque fut obligatoire pour éviter les riques de contamination. Au même moment des spécialistes de la santé craignent que le port d’un masque pour se prémunir du Covid-19 ne favorise des difficultés à respirer ou encore la déshydratation des personnes. Pour endiguer la propagation du virus le chef de l’ÉTAT a très tôt milité pour que soit différée «la célébration ou la tenue de certains évènements populaires inscrits dans le calendrier républicain ; dont la journée nationale de salubrité du 7 mars 8 mars 2020». Macky Sall invita aussi «nos compatriotes à rester vigilants et prévenants face à tous les vecteurs potentiels de propagation du virus». Étant conscient des impacts de la pandémie sur l’économie sénégalais, les autorités étatiques ont bien pris la mesure de la crise et s’inscrivent dans la bonne direction. Le Chef de l’État dans un discours solennel et pathétique se déclarait soucieux des effets de la crise sur l’économie nationale. Pour en atténuer l’impact, la création d’un Fonds de Riposte et de solidarité, doté de 1000 milliards de CFA alimenté par l’État et toutes les bonnes volontés fut une excellente mesure pour servir, entre autres, à soutenir les entreprises, les ménages et la diaspora. Sur le plan religieux la fermeture des mosquées fut bravée dans beaucoup de contrées du pays malgré l’interdiction des rassemblements sur l’ensemble du territoire, désaccords entre les associations d’imams… Au Sénégal, la fermeture des mosquées pour endiguer l’épidémie de coronavirus suscita un vif débat. Du moins jusqu’au 24 mars, a la suite d’un communiqué da1bs le quel ,le khalife général des mourides, a appelé ses fidèles à prier chez eux. Il convient de noter que si la décision de fermer les mosquées a été prise moins de 24 heures après la proclamation de « l’état d’urgence » par le président Macky Sall, cette indépendance interroge sur l’autorité des États laïques face au pouvoir religieux en période de crise.

Magatte Ndiaye MEFSD/BJ