M. G. Sarr : « Pourquoi j’ai tué ma femme belge et l’ai enterrée près de l’autoroute à péage »

Les enquêteurs de la Section de recherches de Colobane n’ont pas mis beaucoup de temps pour élucider l’affaire de la Belge Josée Thielemans qui a été tuée à Thiès. Cette dernière, selon les premiers éléments de l’enquête, a été exécutée par son époux, sénégalais. Lequel prétendait auparavant que son épouse avait disparu en laissant sur place ses documents de voyage et un chèque non rempli.

Ce n’était que de la poudre aux yeux. La victime, âgée de 72 ans et originaire d’Anderlecht, en Belgique, était tombée sous le charme de la ville de Thiès depuis plusieurs années. En 2011, elle a rencontré M.G. Sarr avec qui elle s’est mariée. Sauf que la Belge était la troisième épouse du Sénégalais qui en avait deux autres. Le couple a commencé à avoir des problèmes lorsque M. G Sarr est venu installer sa première femme et ses enfants dans la maison… entièrement construite par la défunte.

Pis, le dimanche 4 octobre, la défunte a découvert, avec effroi, que son coffre-fort a été défoncé et toutes ses économies emportées. Selon son mari, suspect numéro un, c’est au terme d’une dispute relative à ce vol qu’il l’avait finalement tuée, en écrasant la tête de son épouse contre le mur.

Tard dans la soirée dramatique, M. G. Sarr a embarqué le corps sans vie dans le coffre de sa voiture, en prenant le soin de prendre une pelle pour creuser le trou dans lequel il l’inhumera dans des conditions barbares. Après avoir été cueilli par les enquêteurs, il a indiqué, menottes aux poings, l’endroit où il avait enterré le corps qui a été finalement déposé à l’hôpital Le Dantec.

Pour les enquêteurs, il s’agira maintenant de trouver si M. G. Sarr a pu bénéficier d’une aide pour exécuter sa sale besogne. Un de ses proches a été placé en garde à vue pour nécessité d’enquête d’autant plus que plusieurs zones d’ombres planent sur sa déposition.