Nogaye Babel Sow : “Je suis contre le féminisme et l’avortement en Afrique”

« La femme africaine doit avoir un combat pour l’humanité, pour les femmes, lequel n’est pas le féminisme» ! La famille, bonsoir ! Vous l’avez compris, Je ne suis pas féministe ! Cette idéologie a été créée par d’autres, pour d’autres.

Nous n’étions pas présents à la mise en place du féminisme de la même manière que nous n’étions pas présents à la conférence de Berlin.
J’ai été créée avec l’homme pour construire ensemble l’humanité et l’humanisme, ce dernier n’est donc pas mon ennemi. Il est mon compagnon sur terre ; et en Afrique, il est aussi mon compagnon de guerre contre l’impérialisme.
Je suis contre le féminisme car contre l’avortement en Afrique [étant la zone géographique qui me concerne, dans laquelle je suis née et pour laquelle je me bats], parce que je suis contre l’injustice, le meurtre d’êtres innocents et la déshumanisation de notre peuple.
Je suis contre les stratégies de déstabilisation de l’Afrique, ces guéguerres visant à opposer notre peuple, les guerres religieuses, l’ethnocentrisme et aujourd’hui le féminisme.
Je suis contre tout système autoritaire associant populisme et totalitarisme au nom d’un idéal collectif suprême, c’est le cas du fascisme et du féminisme.
Je me bats pour l’accès des femmes aux terres, l’égalité des salaires, contre l’autorisation du mariage des filles mineures au Sénégal, toute forme de violences tant sur les hommes que sur les femmes et ce de même que tout humain sensé !
Sachez le, Simone de Beauvoir n’est pas notre exemple de libertinage et de pédophilie, elle est le vôtre.
Elle n’est pas notre exemple d’absence de pertinence, de principe et de valeurs, elle est le vôtre.
Aline Sitoé Diatta, Ndatté Yallah, Amina Da Zaria … nous suffisent amplement d’exemples.
Étant la connexion entre l’invisible et le visible,portant en nous la création divine avant de l’inviter sur terre et nous chargeant de la nourrir de notre sève,nous n’avons pas besoin de faire remarquer notre présence.
Chère Afrique,quand les autres se trompent notre rôle est de les réorienter ,non de les suivre.
Chères sœurs africaines,si les chattes veulent miauler haut et fort c’est leurs droits, les tigressses elles n’ont pas besoin de clamer leurs tigritudes.
Ps: À ceux qui proposent de me passer des livres ou articles sur le féminisme, les 2 seuls choses qui nous différencient sont l’effort de recherche et d’analyse allant au-delà de ce que ces auteurs féministes prétendent nous faire part et la posture d’aller à l’encontre du suivisme, ce sont ces 2 choses qui expliquent la modestie dont je fais état !

Ndeye Nogaye Babel Sow, Panafricaniste